Visions / Heorid

L'Acte I, scène 6 — Qor'Dabar et le Cygne

← La chronique de l'Acte I

Qor'Dabar et le Cygne

1ᵉʳ février 523

La tour de Qor'Dabar est agitée : mages ralliés à la rébellion, tensions vives avec les Templiers. Au pied de la tour, les aventuriers voient des mages fuir et une altercation avec des Templiers que personne n'ose arrêter — il faut se battre pour passer, et ce combat reste dans les mémoires comme particulièrement épique. Un contact s'établit, par une rune haut-elfe, avec Chyverna, qui indique un passage secret et demande à être rejointe. Toutes les salles de la tour sont explorées : une salle de dallages aux statues archères qui se braquent sur quiconque bouge ; une salle des convives où des fantômes Finriël dansent, avant de se retourner soudain contre eux — ce bal a failli engloutir toute la table dans son illusion, tous pris sauf Saskya, seule à résister.

Chyverna les retrouve, indique le chemin vers le Cygne et vers les prisons, et propose d'allumer par un sort le Rêve du Cygne contre une promesse de sang : un aventurier lui devra une faveur, sous peine de mort s'il ne l'honore pas. Gormak et Khöm donnent leur sang tous les deux, et au moins l'un d'eux se retrouve engagé envers elle — ce qu'elle demandera, et à qui, reste sans réponse. Elle les met aussi en garde contre les prisonniers des geôles, tous dangereux : le pire est celui qu'on appelle « le Prisonnier de Qor'Dabar », amené il y a un peu plus d'un mois, à qui l'on prête le massacre de trois chevaliers et de leurs hommes d'armes — plus de dix morts — sur la route de l'État-Mage, sans que personne comprenne d'où lui viennent de tels pouvoirs.

Dans la salle du Cygne, où la lumière ment et les distances se déforment, les aventuriers avancent malgré tout — la méthode employée pour la percer ne s'est pas retrouvée dans la mémoire de la table. Dans les geôles, cinq prisonniers attendent derrière des runes ; il en faut au moins un pour prononcer la rune qui retient le prisonnier le plus dangereux. Parmi eux, Vorowë — le vrai cette fois : celui des marécages n'était qu'un faux. Lui seul, croit-on se souvenir, est libéré ce jour-là, même si les notes de l'époque parlaient de plusieurs puissants magiciens relâchés ; le doute reste entier.

Puis vient le Prisonnier de Qor'Dabar : une gobeline, seule dans le noir, faisant des bruits étranges, qu'on devine plus qu'on ne la voit. Elle propose de lire l'avenir de l'un d'entre eux contre son jeu de cartes. Quelqu'un accepte — qui, on ne s'en souvient plus — et elle se révèle : Cassiopée. Libérée contre des informations sur le Prophète, elle parle du Vide, du Monde qui s'avale littéralement, de la fin de tout — « vous allez tous mourir, petites vermisseaux, rien que vous puissiez faire ». Puis, comme on insiste, elle dit qu'il reste en le Prophète une lueur d'espoir, et que pour la trouver il faut « retrouver les Niais ». Chyverna s'en va avant la fin, refusant de mettre sa vie en jeu davantage ; elle montre la sortie et prononce une dernière phrase, dont personne ne se souvient.

Le Cygne est atteint, pris. Le Cygne brûle. Cette nuit-là, dans tous les esprits, l'image se propage — le début de la Révolution.

❓ Votre mémoire : la faveur de sang promise à Chyverna — de quoi s'agissait-elle, et qui de Gormak ou de Khöm s'est retrouvé engagé ? ❓ Votre mémoire : à qui Cassiopée a-t-elle lu l'avenir, contre son jeu de cartes ? ❓ Votre mémoire : seul le vrai Vorowë a-t-il été libéré, ou d'autres magiciens avec lui ?